FLEUVE GAMBIE, SES HERBES PATIENTES
Les herbes d’eau semblent flirter avec le vent, se plient sous le passage des hippopotames et rebondissent sous le poids des petits oiseaux du fleuve. Ces herbes prennent racine dans les fonds sablonneux, leurs têtes formes des paysages surréalistes de dentelles délicates. Sa forme, réfléchie, produit l’effet miroir d’une symétrie à la fois organique et géométrique. Rupture de la figuration en faveur de l’abstraction le paysage devient composition. Elles sont patientes, immobiles, et l’on peut passer d’innombrables moments à les observer. Les herbes patientes nous apprennent l’importance de la profondeur du temps dans le moment présent.