DE L’AUTRE CÔTÉ

La Porte et De l’autre côté forment un diptyque consacré au seuil et au passage. Dans le premier volet, la porte entrouverte marque une frontière qui n’a pas encore été franchie. De l’autre côté, le second volet, prolonge ce mouvement en imaginant ce qui peut se révéler au-delà de ce seuil.

L’angle d’un mur de mon appartement, des extraits de paysages captés au parc national du Bic et les fleurs des arbres de Montréal au printemps sont les points de départ tangibles de cette œuvre. Dans le contexte encore présent de la pandémie, j’ai projeté ces images de nature en mouvement sur l’angle et les parois du mur.

Par la lumière, la couleur et le cadrage, l’architecture familière de mon lieu de vie s’est transformée. La rencontre entre les paysages, les fleurs et la structure du mur a fait apparaître des formes géométriques inattendues, semblables à des prismes.

Ces structures évoquent les formes primordiales de la géométrie sacrée qui, selon certaines traditions, participent à l’organisation de l’univers. À travers elles émerge l’idée que la matière visible peut également être perçue comme vibration, couleur, lumière et mouvement.

De l’autre côté devient ainsi une traversée intérieure. Une fois le seuil symboliquement franchi, l’espace clos se métamorphose en un champ de possibilités. L’angle du mur ne constitue plus une limite : il devient un lieu de passage où le microcosme de mon appartement entre en relation avec le macrocosme du monde naturel et invisible.

DE L’AUTRE CÔTÉ, second volet du diptyque LA PORTE / DE L’AUTRE CÔTÉ, vidéoprojection, Danielle Lamontagne, 2022.

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