LA PORTE
La Porte et De l’autre côté forment un diptyque consacré au seuil et au passage. Dans le premier volet, la porte entrouverte marque une frontière qui n’a pas encore été franchie. De l’autre côté, le second volet, prolonge ce mouvement en imaginant ce qui peut se révéler au-delà de ce seuil.
Une porte entrouverte de mon lieu de vie est le point de départ tangible de cette œuvre. En 2022, dans le contexte encore présent de la pandémie, mes déplacements et mes horizons demeuraient restreints. J’ai alors tourné mon regard vers mon environnement immédiat, cherchant dans les objets et les surfaces qui m’entouraient des possibilités de déplacement et d’ouverture.
La porte est devenue le symbole d’une sortie vers la liberté et vers un ailleurs encore inaccessible. Elle laisse entrevoir un passage, mais le seuil n’a pas encore été franchi. Qu’y a-t-il derrière? Oserons-nous aller vers l’inconnu? Serons-nous capables d’accueillir les différentes réalités qui pourraient s’y révéler?
Par la vidéoprojection, une branche d’arbre apparaît sur la porte et se prolonge dans l’espace. La lumière transforme momentanément cet objet familier et le mur qui l’entoure. L’espace intérieur s’ouvre alors sur la présence du monde vivant, comme si la nature cherchait à entrer dans la pièce ou à nous inviter à la rejoindre.
La porte devient ainsi un espace d’entre-deux : une frontière entre l’intérieur et l’extérieur, l’immobilité et le mouvement, le connu et l’inconnu. Encore entrouverte, elle contient à la fois l’hésitation qui précède le départ et la promesse d’un passage possible.
De l’autre côté, présenté à la page suivante, poursuit cette exploration en abordant ce qui pourrait advenir une fois le seuil franchi.
LA PORTE, vidéoprojection, Danielle Lamontagne, 2022.
Vidéoprojections. Ces œuvres sont créées à partir d’une séquence vidéo projetée sur un support, transformée par la lumière, la texture et le cadrage, puis recomposée en image ou en installation finale. Du microcosme au macrocosme, mes créations transforment un fragment de nature en symbole universel, par le jeu des projections multiples et du mouvement.
Photoprojections, Danielle lamontagne, 2022.